La martyre Hassnâa Ben Sâad et la bataille de Fallouja - مقال كلاود
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La martyre Hassnâa Ben Sâad et la bataille de Fallouja

  نشر في 07 نونبر 2016  وآخر تعديل بتاريخ 18 نونبر 2016 .

Cette nouvelle écrite par Afaf Aniba est inspiré d'un fait divers vrai, celui de la conversion à l'Islam d'officier et de soldat Américain en Irak pour pouvoir se marier avec des musulmanes Irakiennes. J'écris cette nouvelle en hommage à toutes ces femmes Irakiennes vertueuses et courageuses qui ont fait front aux hommes de l'occupation militaire, les poussant à leurs derniers retranchement de façon qu'ils n'ont d'autres solutions que de déclarer leur conversion à l'Islam, en cela fascinés par la beauté d'une religion qui a fait de ses femmes des fées à la foi inébranlable.

Hassnâa Ben Sâad travaillant dans le paramédical à l'hôpital Alqadissiya à Bagdad en 2004 se voit convoquée par son supérieur le chef du service de Neuropathie. Elle se voit chargé d'assurer une mission de deux mois auprès d'une unité militaire américaine, celle là même qui allait conduire l'assaut contre la ville de Fellouja dans une opération nommée"Vigilant Resolve".

Nationaliste Irakienne et hostile à l'invasion Américaine de l'Irak, elle refuse cette mission mais son chef le ton ferme lui avait intimé l'ordre de lui obéir :

"Hassnâa je comprend votre répulsion de servir au milieu de soldat Américain mais dis toi une chose que dans la vie parfois nous n'avons pas le choix et malheureusement si Saddam Hussein avait songé à notre sort aujourd'hui, on ne serait pas là.

A contre-coeur, la jeune fille de 23 ans va accepter et au moment de partir avec un soldat Américain venu la chercher, elle ne savait pas qu'en disant au revoir à ses collègues croyant revenir dans deux mois, elle leur faisait ses adieux car elle ne reviendrait jamais vivante de cette mission.

Je dois signaler une chose, Hassnâa Ben Sâad était une musulmane pratiquante, portant le hidjab légale qui malgré tout ne pouvait dissimuler sa beauté extrême, elle était aussi pourvue d'une intelligence supérieure et elle était la fille aînée d'un chef de tribue de la campagne de Fallouja

Le sergent-chef Rayan Bricks venu avec ses deux hommes ramener Hassnâa Ben Sâad à leur base loin de Bagdad de 150 km en voyant venir la jeune fille, ne crurent pas leurs yeux, jamais dans leur courte vie, ils n'avaient vu de visage plus beau que celui de Hassnâa !

Rayan Bricks en démarrant pensa à son chef le commandant Paul Greggson "Il va être dans une colère noire en voyant cette jeune infirmière, lui qui nous a privés de femme durant 3 mois et qui a toléré à peine dans nos rangs deux de nos femmes infirmières!!!"

Jetant un coup d'oeil court à la jeune fille assise près de lui, elle avait mis des lunettes de soleil noire la mine grave, et ne se départit pas de son silence durant tout le trajet.

Le commandant Greggson à onze heures apprit l'arrivée de l'infirmière en chef Irakienne demandé :

-Faites là entrer, fit-il.

En apparaissant devant le haut gradé militaire Américain Hassnâa Ben Sâad enleva ses lunettes et se tint au garde à vous.

Levant la tête sur elle, Paul Greggsson un homme âgée de 48 ans se sentit de très mauvaise humeur, il avait devant lui une jeune fille à la beauté époustouflante, il loua Dieu qu'elle portait le hidjab musulman, sa jeunesse était frappante, son visage était d'une beauté saisissante et le plus drôle est qu'elle avait une peau très blanche :

"Allons bon je vais avoir au milieu de mes hommes pendant deux mois cette femme, je déteste mon travail!"

-Mademoiselle Ben Sâad vous me voyez ravi de vous accueillir parmi nous, commença t-il.

D'une voix aux intonations extraordinairement purs, elle fit dans un anglais parfait :

-Quant à moi je ne suis pas ravie mon commandant.

Bouche bée, il la dévisagea. Elle avait baissée les yeux, et n'avait pas relevé l'expression de son visage, pendant un court instant, il l'examina avec attention : 

"Je ne suis pas en présence d'une très belle jeune fille, une très compétente infirmière en chef, mais aussi devant une femme au courage admirable, sa personnalité doit être extraordinairement fascinante, eh bien ! je suis servi. "Se dit le commandant Gregsson.

-Vous pouvez me remplacez mon commandant si ma franchise et mon opinion politique vous dérange, reprit-elle avec l'espoir de le voir accéder à sa demande, Hassnâa se refusait à cette mission quand bien même elle avait été obligé de l'accepter.

Le ton sec, il répliqua :

-Pas question, je vous garde, au contraire je fais beaucoup plus de confiance à une personne comme vous qui nous déteste qu'a une personne qui n'ose pas dire son opinion.

Un silence se fit, puis d'une voix ferme, il déclara :

-Mademoiselle...

Elle l'interrompit poliment :

-Appelez moi tout court par mon nom Ben Sâad, je vous prie.

Il hocha la tête en disant :

-Je dois vous apprendre ceci, vous devez accompagner le chirurgien de notre unité dans les sorties risqués de nos hommes ainsi au cas où il y a des dommages humains de notre côté, vous interviendrez sur le champs pour sauver nos hommes blessés, bien sûr libre à vous d'accepter ou de refuser car dans l'aventure vous risquez votre vie.

Il la vit relever ses yeux sur lui, à nouveau il remarqua en son for intérieur combien ils étaient magnifiques.

-Mon commandant, je suis en service commandé, j'irais où vous me direz d'aller, répondit-elle.

Il ne répondit pas, appuyant sur une console, son aide de camp apparut à sa porte:

-Conduisez Hassnâa Ben Sâad à ses quartiers.

La jeune fille partit, il convoqua le lieutenant Matthew Defoe. Ce dernier était un jeune homme de 32 ans, ayant décroché son master en science politique brillamment, il s'était engagé dans les marines pour deux ans pour pouvoir par la suite se consacrer à préparer son doctorat, fils d'une famille Américaine aisée, c'était l'un des éléments les plus sûrs pour le commandant. Matthew était un jeune homme bourru, insensible aux charmes des femmes, un militaire excellent, un homme de terrain ce qui était bizarre au regard de son niveau intellectuel élevé, car jusque là Paul Gregsson avait toujours considérer que les hommes de moyennes culture faisait d'excellent militaire, Mathew Defoe démentissait ce fait.

Quand il entra et après le salut militaire, Gregsson l'invita à s'asseoir. Le ton concis, Matthew Defoe fit un compte rendu de la situation qui prévalait aux limites nord du camp. Après cela, il se tut.

Le ton calme, Gregsson évita de faire de commentaire sur le rapport oral qu'il venait d'entendre et surpris son interlocuteur en annonçant :

-Matthew, je vais te confier une mission complètement folle dans le contexte où nous vivons actuellement.

Defoe fit un geste de la tête pour démontrer son intérêt :

-Oui, mon commandant.

-Hassnâa Ben Sâad l'infirmière en chef irakienne vient d'arriver, elle sera le bras droit du Dr Arthur Vick.

Gregsson s'interrompit, Matthew écoutait tout se demandant en quoi cela le concernait la présence de cette femme Arabe dans le camp.

Il ne crut pas ses oreilles en entendant son commandant dire:

-Je vais te charger de la surveiller tout au long de son séjour parmi nous pendant ces deux mois.

Matthew Defoe regarda incrédule son supérieur :

-Mais pourquoi ?

-Quand tu la verras, tu comprendras et certainement qu'en traitant avec elle les jours prochains, tu auras une idée complète de mes motivations.

Un silence eut lieu.

-Au regard de ton rapport de tout à l'heure, nous devons mener une opération de reconnaissance en direction de Ayn Afar et Arthur et Ben Sâad doivent être de la partie, entre parenthèse appelle là par son nom tout simplement.

En quittant le bureau du commandant Gregsson, Matthew Defoe se rendit directement à ses quartiers, il détestait manger au restaurent et comme il avait appris à cuisiner, il voulait se préparer un déjeuner très rapide. L'intérieur du bâtiment principal du camp était climatisé, il devait sortir dehors et subir une chaleur de 50 degré pour se rendre dans son minuscule studio situé à 100 mètres delà. Etrangement et d'humeur accomodante, il s'était habitué au climat de l'Irak depuis dix mois qu'il avait été affecté dans l'armée de son pays dans ce pays Arabe.

Son studio était contigu au petit hôpital de fortune aménagé à l'est du camp. Il décida de passer saluer l'infirmière Anna Tumbs tombée gravement malade au début du mois. Elle avait dépassée le cap danger et était actuellement en convalescence, sur son chemin, il salua son vis-à-vis le capitaine David Hunter. En dépassant le seuil du hall d'entrée de la salle des soins, il obliqua à gauche pour emprunter un couloir qui le mena droit à une petite pièce où reposait Anna Tumbs dans un lit blanc.

Au moment où il entrait, il perçut une voix merveilleuse dire en anglais :

-Je suis vivement embarrassée madame Anna, vous êtes mon aînée de quinze ans et mon supérieur à l'hôpital Al-qadissiya m'a envoyé pour vous chaperonner vous et mademoiselle Dolly Dowting, alors que vous êtes plus ancienne que moi dans le métier et certainement plus compétente.

Maîtrisant son émoi, il freina son élan et revint en arrière pour frapper à la porte un coup.

-Entrez. Répondit la malade.

Matthew Defoe faisant quelques pas s'arrêta devant une personne qui lui était inconnue debout près du lit d'Anna, se tournant vers lui Hassnâa Ben Sâad lui fit face. Jamais dans sa vie, il n'avait ressentit ce qui le prit violemment à la gorge en posant son regard sur la jeune fille. L'émotion était tellement forte, qu'il se fit violence pour la dissimuler aux yeux de Anna et Hassnâa.

Lieutenant, c'est gentil de venir me voir, je vous présente notre infirmière en chef Hassnâa Ben Sâad !

-Hassnâa, je te présente le lieutenant Matthew Defoe, c'est un homme inestimable et un militaire tout ce qu'il y a d'humain.

Il salua la jeune fille d'une inclinaison de tête en silence. Pour la première fois de sa vie, Hassnâa se sentait intimidée en présence d'un homme. Brusquement, Anna se rendit compte que le silence du jeune homme se prolongeait d'une façon anormale, âgée de quarante ans l'infirmière américaine ne put s'empêcher de sourire. Hasnâa tenait ses yeux baissés quant à lui après l'avoir longuement regardé, il se tenait debout presque désemparé.

-Je vous laisse madame Anna, je reviendrais tantôt, mon lieutenant. Déclara la jeune fille de sa voix merveilleuse et elle passa devant lui pour sortir.

Anna vit le jeune homme alors s'animer, il discuta quelques minutes avec elle puis s'en alla. Avant de quitter l'endroit, il chercha Hassnâa Ben Sâad. Celle-ci venait de terminer la revue de quatre blessés avec le Dr Vicks. Elle se dirigeait vers la pharmacie quand elle faillit se faire bousculer par Matthew qui arrivait en sens inverse. S'arrêtant pile, abasourdie, elle l'entendit s'adresser à elle en Arabe, un arabe sans accent.

Elle leva ses beaux yeux sur lui, la mine grave, il fit :

-Pardonnez-moi.

-Vous êtes excusé mon lieutenant, lui répondit-elle.

-Qui vous a donné le prénom de Hassnâa ? Lui demanda t-il.

Elle était outrée devant son audace mais se ressaisissant, elle répondit brièvement :

-Mon père.

Et d'un court signe de la tête, elle le dépassa et partit.

Dans son studio, Matthew commença par prendre une rapide douche, mit ensuite du fromage dans un morceau de pain et se mit à manger assis non loin de l'unique fenêtre du lieu, il n'avait plus temps de cuisiner un plat rapide. Il mangea distraitement, il réfléchissait, il comprenait à présent tout à fait le commandant Paul Gregsson. La présence de Hassna Ben Sâad au milieu de 400 soldats qui vivent des conditions de guerre exceptionnels et qui se préparent à mener un assaut contre un bastion de la résistance Irakienne Fallouja était un vrai défi. Il n'y avait pas seulement la beauté de cette jeune Irakienne, il y avait derrière son physique enchanteur un caractère fort, une personnalité efficiente, très influente et ils devaient tous faire avec tout en faisant un effort de self-control. En temps de paix comme en temps de guerre, il était si tentant de se laisser aller à la volonté d'une Hassnâa Ben Sâad.

Les jours qui suivirent, le travail consciencieux et professionnel de la jeune fille Irakienne laissa les trois capitaines de l'unité 53 de l'infanterie Marines pantois. Ils recevaient régulièrement des plaintes de leurs soldats quant à des bobos d'origine divers pour être envoyés à l'infirmerie. Le commandant Gregsson secondé par le lieutenant Defoe mit bon ordre aux premiers désordres qu'occasionna involontairement Hassnâa Ben Saad.

Un matin Matthew entendit son supérieur soupirer ;

-Imagine Matthew, je suis à deux doigts de dire à Ben Sâad de porter le burqa des femmes Afghanes!!!!!!!!!!!

Sans le moindre sourire, le jeune homme fit :

-Il me semble mon commandant qu'on est en train de focaliser trop sur elle alors qu'on est à j-4 de "Vigilant Resolve"

Gregsson répondit avec reconnaissance à son lieutenant :

-Tu as tout à fait raison.

Le soir même une réunion se tint en présence du colonel Henriksson venu de Bagdad pour superviser l'opération Vigilant Resolve.

Présente Hassna Ben Sâad se tenait en retrait près du Dr Vicks, ce dernier fut mis à contribution pour parler du genre de blessure auxquels les soldats peuvent être exposer durant l'attaque.

Hassnâa Ben Saad très attentive ne s'attendait pas du tout à ce que Arthur Vicks la consulte devant le commandement Américain, tous les yeux se tournèrent vers elle. Defoe admira son maintien et son sang-froid, elle répondit intelligemment.

A une heure du matin, Hassnâa Ben Sâad sortait avec le Dr Vicks accompagner une patrouille de reconnaissance mené par Matthew Defoe. Leur sortie à la première heure de la nouvelle journée devait déterminer l'horaire de la prochaine opération. Tout au long de leurs déplacements, dans la nuit noire, Defoe nota mentalement l'attitude de la jeune fille. Munie d'une lumière qui leur permettait de savoir où rouler sans se faire repérer, ils avançaient en utilisant un scan pour balayer la région à la recherche d'une quelconque poche de résistance.

Tout à coup Matthew entendit une voix lui murmurer de se tourner vers Hassnâa Ben Sâad, il le fit immédiatement, celle-ci d'une voix qu'il était le seul à entendre lui chuchota en Arabe : "Dites au conducteur de serrer légèrement à droite et d'aller tout droit sans dévier pendant trois minutes."

Il transmit tout de suite son conseil.

Le reste de la sortie de reconnaissance se fit sans la moindre anicroche.

De retour au camp, Matthew Defoe fit un court briefing avec le commandant alors que toute l'équipe s'en était allée dormir trois heures pour se réveiller à six heures du matin.

Paul Gregsson enregistra intrigué le détail que lui avait rapporté Defoe quant au conseil de Ben Sâad.

A huit heure et demi Gregsson convoqua à son bureau Hassnâa Ben Sâad et Matthew Defoe.

S'asseyant à la droite du jeune lieutenant, la jeune fille se tint silencieuse. Tous trois revirent le film de la sortie nocturne, un écran plat reproduisait la carte qu'ils avaient réussi à réaliser lors de l'opération de reconnaissance, au point exact où Hassnâa avait donner une indication de conduite, Gregsson ne décela rien d'anormal. Arrêtant le film, il s'adressa à la jeune femme :

-Ben Sâad pourquoi avez-vous fait cette demande ?

-Voulez-vous je vous prie agrandir l'image mon commandant, lui dit-elle de sa voix exceptionnelle.

Il s'exécuta, lui et Matthew se rendirent compte que la route était irrégulière, la partie à gauche déclinait nettement vers le bas mais tous deux ne comprenaient toujours pas pourquoi cette recommandation de la jeune fille.

-Dans le cas où notre Humvee serait passée en suivant le déclinement de la route, elle aurait déclenchée un dispositif manuel qui l'aurait fait sauter sur le champs. S'expliqua la jeune fille, le terrain était miné sauf du côté droit et sur une distance de trois minutes en le parcourant tout droit. Je pourrais vous prouver la véracité de mes dires si vous donnez l'ordre de ciblez cet endroit.

Les deux hommes d'une même voix firent :

-Ce n'est pas la peine Ben Sâad on vous croit.

Un silence tomba.

-Nous vous devons une fière chandelle Ben Sâad, fit enfin le commandant Gregsson.

La jeune fille se levant fit:

-Ne me remerciez pas commandant, je voulais rentrer vivante au camp.

Déclara t-elle.

D'un salut de la tête, elle se retira.

Gregsson regardant Defoe:

-Hassnâa Ben Sâad est terriblement honnête, finit-il par dire.

Defoe ne dit rien.

Plus tard dans la journée, il alla à l'hôpital, frappant à la porte du bureau de la jeune fille :

-Entrez, répondit-elle.

Debout, elle était devant un arrivage de médicament, légèrement penché sur un caisson, à sa vue elle se redressa et demeura en attente :

Le ton froid, Matthew Defoe dit :

-Ce matin, vous avez reconnu que vous n'aviez qu'un souci en nous sauvant c'était de rentrer vivante au camp, est-ce à dire que vous nous haïssez à ce point ?

Il la fixait à dessein, les yeux de la jeune fille rencontrèrent les siens, il ne sut pourquoi il regretta alors sa question, l'esprit vif, elle riposta :

-Lieutenant, inversez les rôles je vous prie et posez vous la question que vous venez de me demander et tâchez d'y répondre.

Spontanément, il répondit :

-Hassnâa, je vous...

Il s'arrêta net, car elle s'était détournée vers le caisson sur la table, elle fourragea dedans, saisit trois médicaments puis le contourna de son pas ferme et sortit.

Resté seul, Matthew Defoe dut quitter le bureau de la jeune fille. Dans le hall de l'hôpital, la voix de l'infirmière Dolly Dayton lui parvint :

-Vous ne pouvez imaginer lieutenant combien je suis jalouse de Hassnâa Ben Sâad mais le plus drôle c'est que je n'arrive pas à la haïr, elle a le caractère d'un ange.

Il feignit n'avoir pas entendue ses paroles et repartit. Durant les 24 heures suivants, les gradés de l'unité travaillèrent avec leurs hommes à simuler l'assaut du 5 avril. Ils eurent tant à faire que à 2-j, Defoe fut surpris de voir Arthur Vicks l'accoster à l'instant où il allait prendre un repos de deux heures.

-Puis-je vous parler lieutenant ?

-Bien sûr, fit-il.

Il l'invita à le suivre dans son studio.

-Je vous écoute, fit Defoe en s'asseyant.

-Hassna m'a transmit ses dernières volontés, déclara tout de go le médecin chirurgien.

-C'est normal, fit Defoe le visage impassible.

-En effet, mais ce qui est anormal est ceci : dans le cas de sa mort, elle doit être enterrée là où elle meurt et dans le cas où elle est blessée, on ne doit la toucher qu'avec des gants et surtout ne pas prévenir sa famille.

Defoe prit conscience soudain d'un fait étrange, depuis son arrivée parmi eux on avaient agis avec Hassnâa Ben Sâad comme si elle était sans attache familial, il comprit ce que Arthur Vicks attendait de lui.

-Bien, je verrais la chose avec elle.

Vicks partit, Defoe décida tout de suite de chercher Hassnâa, elle était assise au chevet d'un blessé qui avait subit depuis deux jours une amputation de la jambe gauche, la voix du jeune homme vint aux oreilles de Defoe :

-Mademoiselle, le faite que vous soyez là assise vous efforçant de me remonter le moral, m'aide énormément.

Defoe était debout dans un angle caché de la salle, il vit la jeune fille sourire au blessé, bouleversé, il constata combien elle paraissait belle, combien sa silhouette svelte était fine et combien ses yeux reflétait la beauté de son âme.

Perspicace, la jeune fille sentit alors sa présence, elle s'excusa auprès du blessé, et vint au devant de lui en silence:

-Puis-je vous parler à votre bureau ? Lui dit-il.

Muette, elle le conduisit à sa pièce de travail. Là, elle demeura debout, guettant qu'il parle.

Pendant une minute, il la contempla, elle avait les yeux détournés :

-Etes-vous d'origine Irakienne Hassnâa ?

-Suis-je obligée de vous répondre mon lieutenant ?

-Oui.

-Je suis Arabe par mon grand-père paternel et Iranienne par mon grand père maternel.

-De quel région de l'Irak vous êtes ?

-De Fallouja.

Il allait de surprise en surprise.

-Et vos parents sont-ils vivants ?

-Oui.

-Habitent-ils toujours Fellouja ?

-Mon Père est LE CHEF DE LA TRIBU DES BENI SÄAD il s'appelle Hajj Omar Beni Sâad, il habite à trente kilomètres d'ici dans la campagne de Fellouja.

Il n'en revenait pas :

-Hajj Omar Beni Sâad sait-il que vous avez été détaché à notre service ?

-Non.

-Pourquoi ?

-Parce qu'il est entré en clandestinité depuis qu'il est devenu le chef de la résistance de Fallouja.

Il écarquilla les yeux et très troublé, il demanda encore:

-Personne de votre famille ne sait que vous êtes ici ?

-Si, mes deux frères aînés le savent.

-Approuvent-ils votre présent détachement ?

LE REGARD DE LA JEUNE FILLE ETINCELA DE COLERE EN DISANT :

-Où vous voulez en venir lieutenant ?

-CE N'EST QUE MAINTENANT que je réalise pourquoi vous nous haïssez.

La jeune fille fixa le jeune homme dans ses yeux et d'une voix grave fit :

-Je ne vous hais pas mon lieutenant !

Complètement désarmé, Matthew Defoe fit lentement :

-Mais alors

Elle l'interrompit :

-Vous, les soldats, vos supérieurs, je ne vous hais pas ! Vous ne faites que exécuter les ordres. Ceux que je hais sont nos responsables politiques Irakiens qui nous ont amenés à cette situation, je hais votre exécutif qui ne voit les intérêts des Usa qu'en faisant appel au derniers recours celui de la guerre pour résoudre parfois des conflits imaginaires car à ma connaissance Saddam Hussein n'a pas déclaré la guerre aux Usa ni ne l'a attaqué comme l'a fait Ben Laden le 11 septembre...

En parlant, il vit ses yeux briller intensément, baissant la tête elle se tut.

Matthew Defoe à cet instant prit une résolution irrévocable.

Après cette conversation décisive, il réclama une permission de deux heures pour aller à Bagdad au commandant Gregsson, il la lui accorda sans demander des explications.

Après sa courte permission, Defoe revint au camp les 48 h qui leurs restaient à tous, il les dépensa à mettre au point avec le reste de ses camarades la stratégie d'attaque, il y eut une coordination entre les deux bataillons de la 1 division des Marines douze heures avant le déclenchement de l'opération Vigilant Resolve.

Cinq heure avant l'heure zéro, Matthew Defoe voulut parler à Hassnâa Ben Sâad.

Elle était en réunion avec le Dr Vicks et l'infirmière Doyton. Une fois la réunion terminée, elle le reçut dans son bureau.

-Lisez ceci, lui dit-il en lui tendant un document officiel.

La jeune fille le prit et le lut, une expression de profonde stupéfaction se peignit sur ses beaux traits, relevant ses yeux sur lui, pour la première fois elle soutint son regard.

-Pourquoi avez-vous fait cela lieutenant ?

Il sortit de sa poche un minuscule coffret et le lui remit, elle l'ouvrit, portant sa main à sa bouche:

-Mais qu'est ce que cela signifie lieutenant ?

-Accepterez vous de m'épouser Hassnâa ?

Un long silence s'instaura entre eux deux puis de sa voix magnifique, la jeune fille répondit:

-Savez-vous pourquoi je vais vous dire oui lieutenant ?

Au comble du bonheur, il s'enquit :

-Pourquoi ?

-Parce que Allah m'a prévenu que vous allez vous convertir à l'Islam et demander ma main, répondit-elle le ton ingénu.

-Veux-tu m'épouser maintenant Hassnâa ?

-Non, car il faut que vous demander ma main à mon frère aîné et il n'y a pas d'Imam dans le camp, nous allons laisser cet événement heureux pour l'après bataille qui s'annonce, bien sûr si nous restons vivants, lui répondit-elle avec sagesse.

Il dut convenir qu'elle avait raison, bien qu'il lui en coûtait qu'elle n'allait pas être sienne tout de suite.

-Sache ceci Hassnâa que quoique qu'il arrive Allah seul sait ce que j'éprouve pour toi.

Elle esquissa un sourire exquis au jeune homme :

-Je le sais lieutenant et il est temps pour vous de vous retirer.

Epilogue :

L'opération Vigilant Resolve eut lieu à l'heure et la date convenue.

Une fausse manoeuvre du battaillon de Matthew Defoe causa la mort de Hassnâa Ben Sâad au plus fort de l'attaque, fou de rage, le jeune lieutenant se retourna contre ses propres soldats et fut tué à son tour.

Ainsi, le commandant Gregsson tint à assister à l'enterrement côte à côte de Matthew Defoe et Hassnâa Ben Sâad.

En prononçant leur oraison funèbre, il fit cette déclaration :

-Matthew Defoe n'est pas un traître et ne l'a jamais été, il a voulu punir sur le champs les soldats qui ont causés involontairement la mort de Hassnâa Ben Sâad, c'est sa seule erreur, qui lui a malheureusement coûté la vie, il est mort en héros. Il a servi les Usa jusqu'au bout sans jamais défaillir à son sermon de soldat Américain, paix à son âme. Hassnâa Ben Sâad nous a servit avec un rare dévouement et un courage inégalable et je ne me pardonnerai jamais le fait que c'est mon unité qui l'a tué malencontreusement. Nous avons perdus deux êtres extraordinaires, prions Dieu qu'ils nous pardonnent nos méfaits et nous assiste dans les prochains jours car si nous avons perdu cette première bataille contre les rebelles de Fallouja, la mort à réuni Matthew et Hassnâa pour l'éternité.

Ecrit par Afaf Aniba

Fin

5/11/2016




  • عفاف عنيبة
    روائية باللغة الفرنسية، باحثة، مفكرة حرة و مناضلة حقوق إنسان
   نشر في 07 نونبر 2016  وآخر تعديل بتاريخ 18 نونبر 2016 .

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